50 REFLEXES

50 gestes
du
Jour de la Terre / Earth Day

« L’efficacité énergétique dans le monde et …
à la maison. »

1. Introduction

2. Lutter contre le changement climatique : un enjeu international pour la préservation de notre planète.
L’effet de serre : un phénomène naturel et nécessaire à la vie.
Les principaux gaz à effet de serre
L’augmentation de la concentration des gaz à effet de serre dans l’atmosphère
Conséquences de l’augmentation de la concentration des gaz à effet de serre dans l’atmosphère
Quels sont les dangers qui nous guettent ?
Au niveau du climat
Au niveau de la biodiversité
Les risques pour l’homme

3. Choix énergétiques : La nécessité d’une politique énergétique durable
Qu’est ce que l’énergie ?
Quelles sont les différents types d’énergie ?
Les énergies fossiles : Le pétrole , le charbon et le gaz
a. Le pétrole
b. Le charbon
c. Le gaz
d. L’énergie nucléaire
Les énergies renouvelables : énergie solaire, éolienne, hodroélectrique et la biomasse

4. Conclusion : Quel système d’énergie durable pour les prochaines années ?

5. Gestes concrets pour réduire notre consommation énergétique
J’agis à la maison
Chauffage : que faire ?
Eau chaude sanitaire
Les appareils électroménagers
Comment s’éclairer sans gaspiller ?
Transports : je me déplace sans polluer
J’ agis au bureau ?
Je consomme mieux
Bien choisir ses produits
Limiter les déchets






Introduction

A l’occasion du débat national sur l’énergie - et du « vrai débat » organisé parallèlement par les ONG,- qui se tient durant le printemps et qui devrait se conclure par le vote d’une loi d’orientation sur les choix énergétiques des prochaines années, il est essentiel de nous interroger, en tant que citoyens, sur notre consommation énergétique et sur l’impact de nos comportements quotidiens sur l’environnement.

Trouver les moyens de fournir de l’énergie au monde sans provoquer un réchauffement dramatique de la planète, et sans voir nos continents recouverts de déchets nucléaires, tels est l’un des défis urgents auxquels l’humanité est confrontée au premier siècle du nouveau millénaire.

Le 22 avril est, pour des millions de personnes dans plus de 50 pays, l’occasion depuis 43 ans de faire le point sur l’état de la planète.

Cette année, le 22 avril, chacun de nous est invité à s’interroger sur :

Notre responsabilité individuelle face au problème de l’effet de serre, mais aussi dans la recherche de solutions créatives et efficaces pour limiter le phénomène du changement climatique et les désastres environnementaux et sociaux qu’il génère.

L’énorme impact possible des petits gestes quotidiens que nous pouvons faire pour maîtriser notre consommation énergétique.

L’avenir de la planète est - réellement et concrètement - entre les mains de chacun de nous.

Le présent dossier vous permettra, nous l’espérons, de mieux comprendre pourquoi et comment.

Bonne lecture, donc… et bonne action.

L’équipe du Jour de la Terre

2. Lutter contre le changement climatique : un enjeu international pour la préservation de notre planète.

Personne ne pourra plus dire « je ne savais pas » :

La communauté scientifique internationale nous a alertés, sans ambiguïté:

si nous continuons à émettre plus de « gaz à effet de serre » que notre planète ne peut en absorber, nous n’échapperons pas à de graves désordres : recrudescence des accidents météorologiques, perturbation du régime des eaux, variation importante du climat sur tous les continents .

Elle en appelle au principe de précaution : nous ne savons pas tout, mais ce que nous savons est assez grave pour réagir sans délai.

L’effet de serre : un phénomène naturel et nécessaire à la vie.

Le soleil émet des rayons qui réchauffent la terre. Une partie de cette chaleur est absorbée par la terre, mais la plus grande partie est réverbérée dans l ‘espace. Or l’atmosphère terrestre contient des gaz qui retiennent une partie importante de cette chaleur réverbérée sur la terre, à la manière des vitres d’une serre. Sans cette « effet de serre » naturel, la température moyenne sur terre serait tellement basse (-18°C contre 15°C actuellement) que la vie n’y serait pas possible !

Les gaz à effet de serre sont, par ordre d’importance : le CO 2, le CH4, le N 2O, les HFC...

Ces gaz sont, pour plupart, produits naturellement ; mais ils proviennent aussi des activités humaines. C’est pourquoi depuis l’industrialisation, leur concentration ne cesse d’augmenter.

Les principaux gaz à effet de serre

Le gaz carbonique (CO 2) : Il est de loin le facteur le plus important du changement climatique. Il contribue à 64% du réchauffement actuel estimé. Les sources principales d’émission de CO 2dans l’atmosphère sont la combustion des énergies fossiles et la déforestation par brûlis. Les rejets proviennent des besoins de l’industrie et de l’habitat (chauffage, cuisson électricité…) et des transports dont l’accroissement est de plus en plus inquiétant.

Le méthane (CH4) : il provient essentiellement des rejets de l’agriculture et de l’extraction du charbon , de la distribution du gaz et du pétrole et des émissions des décharges à ordures.

Les gaz fluorés (HFC, PFC, SF6) : Les HFC sont utilisés dans les systèmes de réfrigération et dans la climatisation - notamment automobile. Ils sont également employés dans les aérosols, les mousses isolantes. Les PFC et le SF6 interviennent dans certaines applications industrielles, notamment l'industrie des semi-conducteurs.

Le protoxyde d’azote (N 2O) : la majorité des émissions de N 2O dues aux activités humaines proviennent de l’utilisation à grande échelle des engrais azotés artificiels et de l’usage des combustibles fossiles.

L’augmentation de la concentration des gaz à effet de serre dans l’atmosphère

Les mesures faites dans les régions isolées autour du globe révèlent irréfutablement l’accroissement de la concentration atmosphérique de ces gaz.

Depuis le début de l’ère industrielle, vers 1830, l’exploitation des combustibles fossiles (charbon, pétrole, gaz) La modification de l’usage des sols (déforestation notamment) et les nouvelles pratiques agricoles et industrielles ont provoqué une augmentation de la concentration de gaz à effet de serre de l’atmosphère au-delà des niveaux naturels.

Conséquences de l’augmentation de la concentration des gaz à effet de serre dans l’atmosphère

Depuis le début de la révolution industrielle (1750), la concentration des gaz à effet de serre a augmenté de près de 50%. Parallèlement, la température a augmenté de 0,3 °C à 0,6°C depuis la fin du 19 ème siècle. On peut s’attendre à une augmentation similaire dans les prochaines décennies.

Quels sont les dangers qui nous guettent ?

Au niveau du climat

Augmentation globale de la température (de 1 à 3°C par an) ;

Augmentation du niveau de la mer (de 15 à 95 cm) ;

Une plus grande variabilité du climat (inondations, sécheresse) ;

Au niveau de la biodiversité

Une importante diminution des glaciers alpins ;

Fonte des glaces dans les zones polaires ;

La migration et l’extinction d’espèces végétales ou animales ;

Les risques pour l’homme

L’aridification de certaines zones géographiques très peuplées, causant des problèmes agricoles et alimentaires;

Un accroissement de l’intensité de grands phénomènes météorologiques et des risques (pluies torrentielles et orages...) ;

On s’attend donc à ce que l’augmentation de la concentration de gaz à effet de serre accroisse la température globale moyenne de la planète à des niveaux qui risquent de perturber les systèmes atmosphériques, océaniques, écologiques et finalement le bien être humain

3. Choix énergétiques : La nécessité d’une politique énergétique durable

Qu’est ce que l’énergie ?

L’énergie se caractérise par la capacité à fournir du travail, à donner du mouvement ou à élever la température.

L’énergie est obtenue par la combustion de carburants ou de combustible (pétrole, essence, gazole, fioul, gaz, charbon, bois, etc...), l’utilisation de l’électricité ou de forces naturelles comme le vent ou l’énergie solaire.

L’énergie peut se présenter sous plusieurs formes qui peuvent se transformer ; par exemple, production d’électricité à partir de gaz de pétrole ou de charbon dans une centrale thermique ou chauffage dans une maison à partir d’électricité ou de fioul domestique. L’énergie se mesure en joule et plus communément en KWh (3,6 millions de joules).

Quelles sont les différents types d’énergie ?

Les énergies fossiles : Le pétrole , le charbon et le gaz



Le pétrole

Le pétrole tient son nom du latin "petra" qui signifie pierre et "oleum", huile. C'est une huile minérale naturelle très foncée et plus dense que l'eau douce. Le pétrole est la principale source d'énergie dans le monde (32%).

Formation

Le pétrole que nous utilisons actuellement est le résultat d'une lente dégradation, au fond des océans, du plancton (sédiments organiques et minéraux). Elle a débuté il y a des dizaines voire des centaines de millions d'années.

Depuis le début de la formation de ces gisements, il y a des millions d'années, les océans se sont retirés par endroit, laissant ainsi certains d'entre eux dans des terres émergées. C'est le cas du Bassin Parisien par exemple. En général, un gisement s'étale sur de quelques mètres à plusieurs centaines de mètres en hauteur, et peut atteindre plusieurs dizaines de kilomètres en longueur (c'est le cas au Moyen-Orient).

Réserves

Le stockage permet d'assurer la régularité de l'approvisionnement des consommateurs en dépit des variations saisonnières. Le pétrole n'est pas stocké en sous-sol comme le gaz naturel mais en surface, dans des réservoirs spécifiques.

Quant aux réserves actuelles de pétrole prouvées, elles sont relativement minimes étant donné que l'on en consomme plus que ce que l'on découvre. En effet, elles seraient de 50 milliards de tonnes environ, ce qui correspond à une autonomie de 40 ans, au rythme de consommation actuelle.

Utilisation

Le pétrole est utilisé :

pour fabriquer des carburants (GPL, essence, gazole, carburéacteur) : Industrie automobile, aviation.

Pour se chauffer (fioul domestique, fioul lourd) Chauffage domestique, chauffage urbain, transport maritime, locomotives, fours industriels .

Dans l'industrie : cimenteries, tuileries, papeteries, verrerie et usines thermiques (production d'électricité).

Pour la fabrication des lubrifiants : huiles pour moteur, huiles pour transmission automatique ou hydraulique, les cires, les paraffines : emballages, produits d'entretien, produits pharmaceutiques, explosifs, imperméabilisation du bois. Les huiles de procédés : utilisées dans les encres, les insecticides, le caoutchouc.

Pour la fabrication des bitumes : Revêtement routier, étanchéité des bâtiments, isolation, anticorrosion.



Impact sur l’environnement

La quasi-totalité de nos émissions de CO2 et une partie des émissions des autres gaz à effet de serre sont donc issues de notre consommation énergétique : les ressources énergétiques que nous utilisons actuellement sont essentiellement (plus des trois quarts) des ressources fossiles. Les forêts, les animaux et micro-organismes préhistoriques se sont décomposés il y a des millions d'années. Ils ont été petits à petit recouverts par de la terre, des roches, d'autres végétaux… Le temps et la pression des couches ont concentré le carbone. Aujourd'hui en brûlant ces ressources fossiles on relance un cycle mis en veilleuse pendant des millénaires : en consommant les combustibles fossiles, l’homme extrait du sol d’énormes quantités de carbone pour les libérer sous forme de CO 2dans l’atmosphère. Le pétrole est un composé de diverses molécules comportant essentiellement du carbone (dont la combustion dégage du CO2) et de l'hydrogène (dont la combustion engendre de l'eau). Sa combustion dégage donc aussi du CO2, mais 25% de moins que le charbon.

L'extraction du pétrole libère également d'énormes quantités de gaz de type méthane, qui sont soit purement et simplement brûlés en torchères (CO2…) soit perdus dans l'atmosphère.



Par ailleurs comme nous l’avons vu, ces ressources énergétiques sont limitées. Au rythme actuel de consommation les réserves actuelles de pétrole seront épuisées d’ici 40 ans : nous puisons dans un stock de réserves qui à terme va s’épuiser. Cette exploitation intensive débouchera inéluctablement sur une pénurie dont les effets seront irréversibles pour les générations futures.



Le charbon

Le charbon est un terme général qui regroupe essentiellement la houille et la lignite. Il représente 80 % des énergies fossiles disponibles. C'est l'énergie fossile la plus abondante , la mieux répartie mais aussi une des plus polluantes.

Formation

Le charbon résulte de la décomposition de débris végétaux accumulés, il y a des centaines de millions d'années, dans des endroits marécageux, des lagunes et des deltas de fleuves. Les végétaux immergés morts se sont déposés au fond de l'eau, fond qui s'est ainsi recouvert de feuilles, de bois, de pollen, d'écorces, de spores, d'algues microscopiques... Ces dépôts minéraux ont été à leur tour recouverts d'un dépôt d'argile qui les a protégés de l'air. La fermentation a alors pu commencer. C'est cette fermentation qui donnera plus tard la houille.

Réserves

Les principaux pays riches en charbon sont situés en zones tempérées. Ce sont les Etats-Unis, la Belgique, la France (Nord de la France), l'Allemagne, la Pologne, la Russie et la Chine. Les réserves exploitables de charbon correspondent à 10 000 milliards de tonnes soit sept fois plus que celles du gaz et du pétrole. Ces réserves sont suffisantes pour subvenir aux besoins pendant environ 200 ans.

Utilisation

De nos jours, le charbon est utilisé :

pour obtenir un substitut au gaz naturel, GNS (gaz naturel de synthèse) : c'est la combustion directe du charbon dans la veine qui produit le GNS ;

pour produire du méthane CH 4: il est produit naturellement dans les veines par dégazage du charbon ;

en métallurgie du fer et de l'acier (utilisation du coke pour l'obtention de fonte par exemple) ;

pour fabriquer des carburants et des fluides susceptibles d'être brûlés dans les chaudières ( centrales thermiques par exemple) ou transformés par la chimie (vernis, savon, plastiques, solvants, tergal, explosifs, parfums, colorants, caoutchouc, cosmétique, lubrifiants, désinfectants, teintures, photographie, insecticides, goudrons, enduits, pharmacie ...)

Impact sur l’environnement

La quasi-totalité de nos émissions de CO2 et une partie des émissions des autres gaz à effet de serre sont donc issues de notre consommation énergétique : les ressources énergétiques que nous utilisons actuellement sont essentiellement (plus des trois quarts) des ressources fossiles. Les forêts, les animaux et micro-organismes préhistoriques se sont décomposés il y a des millions d'années. Ils ont été petit à petit recouverts par de la terre, des roches, d'autres végétaux… Le temps et la pression des couches ont concentré le carbone. Aujourd'hui en brûlant ces ressources fossiles on relance un cycle mis en veilleuse pendant des millénaires. En consommant les combustibles fossiles, l’homme extrait du sol d’énormes quantités de carbone pour les libérer sous forme de CO 2dans l’atmosphère.

Le charbon est du carbone presque pur, et sa combustion dégage donc du CO2 (la production de 1KWh par le charbon produit 950g de CO 2contre 800 pour le fuel).

Par ailleurs comme nous l’avons vu, ces ressources énergétiques sont limitées. Au rythme actuel de consommation les réserves actuelles du charbon seront épuisées d’ici environ 200 ans : nous puisons dans un stock de réserves qui à terme va s’épuiser. Cette exploitation intensive débouchera inéluctablement sur une pénurie dont les effets seront irréversibles pour les générations futures.



Le gaz



Le gaz naturel est le combustible fossile le moins polluant. Ce gaz n'a pas toujours été celui que l'on employait dans les foyers et l'industrie. Auparavant, on utilisait du gaz manufacturé, produit par distillation de la houille. Ce dernier fut remplacé par le gaz naturel, car il était trop toxique et chargé de soufre .

Formation

Le gaz naturel s'est formé pendant des millions d'années à partir de la décomposition des matières organiques et végétales. Il est produit dans les mêmes poches que le pétrole .



Réserves

Les réserves mondiales actuelles représentent plus de 60 ans de consommation au rythme actuel de consommation soit plus de 150 000 milliards de m 3.

Aujourd'hui, encore 3 % des quantités de gaz trouvées sont brûlées à la torche dans les pays pétroliers éloignés des grands centres de consommation, faute de débouché.

En France, le plus grand gisement est celui de Lacq avec plus de 5 milliards de m 3. Sa contenance initiale était de 200 milliards de m 3. Dans les années soixante, il répondait à 30 % des besoins nationaux. Il est désormais quasiment épuisé. C'est pourquoi, la France importe environ 95 % du gaz naturel qu'elle consomme, principalement de Norvège, de Russie, d'Algérie et des Pays Bas .

Le gaz naturel représente en France 14,7 % de la consommation énergétique et dessert près de 75 % de la population. Sa consommation est en constante progression dans le monde. En 2000, il représentait 24 % de l'énergie mondiale consommée contre 10 % en 1950.



Utilisation


dans la cuisson : cuisinière, cuisine de restaurant, cantine scolaire, four, four de boulangerie, table de cuisson ;

pour faire chauffer l'eau : l'eau est chauffée par un chauffe-eau au gaz naturel ;

pour se chauffer : l'eau qui circule dans les radiateurs est chauffée par une chaudière au gaz naturel (actuellement, un français sur deux est chauffé au gaz naturel dans son habitation principale) ;

pour produire de la chaleur : séchage des peintures dans l'industrie automobile, chauffage des bains de teinture pour le textile, thermoformage des plastiques, chauffage du verre, des métaux ...

pour climatiser : bureaux, centres commerciaux, hôtellerie de chaîne ;

dans la cogénération : chauffage de l'eau des piscines, chauffages des hôpitaux, chauffage des serres, papeterie, agroalimentaire...

pour les transports avec le GPL :voitures , transport collectif (bus), bennes à ordures...

pour produire de l'électricité dans les centrales thermiques à flamme

Le gaz naturel est le combustible fossile le moins polluant. Ce gaz n'a pas toujours été celui que l'on employait dans les foyers et l'industrie. Auparavant, on utilisait du gaz manufacturé, produit par distillation de la houille. Ce dernier fut remplacé par le gaz naturel car il était trop toxique et chargé de soufre.

Impact sur l’environnement

La quasi-totalité de nos émissions de CO2 et une partie des émissions des autres gaz à effet de serre sont donc issues de notre consommation énergétique : les ressources énergétiques que nous utilisons actuellement sont essentiellement (plus des trois quarts) des ressources fossiles. Les forêts, les animaux et micro-organismes préhistoriques se sont décomposés il y a des millions d'années. Ils ont été petit à petit recouverts par de la terre, des roches, d'autres végétaux… Le temps et la pression des couches ont concentré le carbone. Aujourd'hui en brûlant ces ressources fossiles on relance un cycle mis en veilleuse pendant des millénaires. En consommant les combustibles fossiles, l’homme extrait du sol d’énormes quantités de carbone pour les libérer sous forme de CO 2dans l’atmosphère.

Le gaz naturel est aussi un hydrocarbure, comme le pétrole, mais c'est celui qui est le moins "carboné" de tous (et le plus riche en hydrogène). Toutefois sa combustion dégage encore du CO2 ( la production de 1KWh par le gaz entraîne le rejet de 570g de CO 2soit 40% de moins que le charbon).

Tout comme le pétrole , l'extraction du gaz libère d'énormes quantités de gaz de type méthane, qui sont soit purement et simplement brûlés en torchères (CO2…) soit perdus dans l'atmosphère .

Par ailleurs comme nous l’avons vu, ces ressources énergétiques sont limitées. Au rythme actuel de consommation les réserves actuelles de gaz seront épuisées d’ici 60 ans : nous puisons dans un stock de réserves qui à terme va s’épuiser. Cette exploitation intensive débouchera inéluctablement sur une pénurie dont les effets seront irréversibles pour les générations futures.

Il paraît donc nécessaire à long terme de s’éloigner d’une énergie basée sur les combustibles fossiles pour contrecarrer l’augmentation prévue de CO 2et contribuer à un développement durable de la planète.



L’énergie nucléaire

Formation

Sous certaines contraintes ou spontanément, un noyau atomique peut :

Soit se scinder en deux morceaux à peu près égaux, on parle de fission. La fission est la cassure d'un noyau très lourd (comme l'uranium par exemple) en deux noyaux de taille moyenne et deux ou trois neutrons. Elle est provoquée par l'impact d'un neutron sur le noyau lourd et s'accompagne de rayonnements alpha, bêta et gamma.

Soit s'agglomérer avec un autre noyau, on parle de fusion . La fusion concerne les petits noyaux ou noyaux légers (par exemple deutérium ou tritium) . Ces noyaux s'assemblent pour former un noyau plus lourd et un neutron. La fusion deutérium-titium ne peut se faire que si la température est très élevée, c'est-à-dire si elle est supérieure à 100 millions de degrés. Elle a lieu naturellement au cœur du soleil et des autres étoiles . Cette température est bien trop importante pour nos technologies actuelles (exceptée la fusion non contrôlée, c'est-à-dire la bombe à hydrogène), c'est pourquoi on utilise la réaction de fission dans les centrales nucléaires, et non celle de fusion.

La fusion et la fission libèrent toutes les deux de l'énergie sous forme de chaleur et de rayonnement, on la nomme énergie nucléaire (nucleus signifie noyau en latin).



Réserves

Un rapport établi conjointement par l'Agence de l'OCDE pour l'énergie nucléaire (AEN) et par l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), publié en 1999, affirme que les ressources d'uranium récupérables s'élèvent à 4 millions de tonnes (www.nea.fr, www.francenuc.org ). En 1998, les besoins annuels mondiaux des centrales nucléaires étaient estimés à environ 60 000 tonnes d'équivalent d'uranium naturel. A ce rythme, l'uranium sera épuisé avant la fin de ce siècle .

Utilisation

Pour la production d’électricité à travers l’exploitation des centrales nucléaires. Aujourd’hui près de 440 réacteurs électronucléaires fonctionnent dans le monde. Ils fournissent 6% de l’énergie totale produite et 17% de l’électricité. En France 57 réacteurs sont en fonctionnement et fournissent 75 à 80% de la production d’électricité.

Dans l’armement : la bombe A est la première bombe qui utilise l'énergie nucléaire (réaction de fission) et développe une puissance de destruction comparable à des milliers de tonne de TNT (la TNT était jusqu'alors la plus forte source d'énergie) et la bombe H qui utilise les réactions nucléaires appelées aussi réactions de fusion. Cette réaction est l'inverse de la fission puisqu'elle implique la fusion d'atomes légers.

Dans le domaine de la médecine pour les techniques qui font partie de ce que l’on appelle l’imagerie médicale (radiothérapie) et pour le traitement au rayon X de certaines maladies telles que le cancer.

Impacts environnementaux

L’avantage à court terme de l’énergie nucléaire souvent mis en avant est l’absence d’émission de gaz à effet de serre. Son principal inconvénient est la production de déchets radioactifs , on peut les classer en trois catégories :

la classe A composée de déchets de faible ou moyenne activité avec une durée de vie courte (30 ans environ). Ces déchets représentent 87 % du volume des déchets radioactifs. Ils sont stockés en surface, dans des fûts métalliques puis noyés dans du béton si nécessaire, c'est à dire si la radioactivité est moyenne.

Donc cette catégorie de déchets, qui représente la majorité des déchets radioactifs, présente peu de danger pour l'environnement car il ne peut pas y avoir de contamination du sol, de l'eau ou de l'air par ces déchets.

la classe B composée de déchets de faible ou moyenne activité avec une durée de vie longue (supérieure à 30 ans). Ils représentent environ 12 % du volume des déchets. Les déchets de la classe B se distinguent de ceux de la classe A par leur durée de vie. Ces déchets ont été en contact direct avec le combustible (uranium ou uranium+ plutonium). Ils sont confinés dans des conteneurs en béton.

la classe C composée de déchets de forte activité et d'une durée de vie très longue. Ils sont issus de la fission du combustible ou de son retraitement. Les déchets de la classe C étant plus dangereux, on leur fait d'abord subir un processus de vitrification, c'est-à-dire qu'on les incorpore dans du verre, avant de les stocker dans des conteneurs en acier. Ils émettent des rayonnements extrêmement nocifs : un individu qui resterait une minute à moins d’un mètre d’un conteneur vitrifié hors de son emballage de transport recevrait une dose mortelle.



Il n’existe pas à l’heure, de politique viable pour la gestion des déchets nucléaires, B et C (à moyenne et haute radioactivité et à vie longue), aucune solution de gestion durable n’ a été trouvée. L’État s’est saisi du problème en 1987 et travaille sur 3 axes de recherche : recherche fondamentale, entreposage en (sub) surface et stockage profond. Dans le dernier cas, il s’ agira de déposer des déchets conditionnés, à très grande profondeur (plusieurs centaines de mètres), dans des galeries colmatées au fur et à mesure du remplissage. Ce projet à pour but de protéger (les déchets dans les colis), limiter (les échanges entre déchets et milieu extérieur), retarder (dans le temps, le retour de la radioactivité dans la biosphère).

Mais ce projet pose de sérieux problèmes à long terme. Les emballages des colis (qui conditionnent les déchets) ne pourront jamais être fiables au regard de l’ activité radiologique, de la toxicité chimique et de la durée de vie de ces déchets . L’ enfouissement, qui ne pourra être qu’irréversible, met donc irrémédiablement en danger l’ eau , présente dans tout sous-sol, qui deviendra un vecteur de transmission des radioéléments dans l’environnement et le contaminera (www. sortirdunucleaire.org).

Les énergies renouvelables : énergie solaire, éolienne, hodroélectrique et la biomasse

Energie solaire

Formation

Le rayonnement solaire est à l’origine de toutes les énergies renouvelables. Capté directement il peut fournir de la chaleur par concentration et de l’électricité par effet " photovoltaïque " (transformation de la lumière).

La création de chaleur se fait à travers la mise en place sur les toits de capteurs qui transforment l’énergie du rayonnement solaire en chaleur pour produire de l’eau chaude stockée dans un ballon.

La lumière du soleil peut directement être transformée en électricité par des panneaux photovoltaïques, sans pièces tournantes et sans bruit. L'électricité produite peut être soit stockée dans des batteries, soit convertie par un onduleur pour être distribuée aux normes sur le réseau.

Réserves

Le soleil est disponible partout et en quantité infinie.

Utilisation

chauffage des habitations, des piscines, à la production d'eau chaude sanitaire ( plus de 600 000 familles en Europe et des dizaines de milliers en France ont équipé leur habitation de chauffe eau solaire) ou encore au séchage des récoltes (fourrage, céréales, fruits).

Production d’électricité : Les panneaux solaires produisent de l'électricité même par une journée nuageuse, mais plus l'ensoleillement est fort, plus la production d'électricité sera élevée. En plein soleil, la densité de rayonnement du soleil s'élève à environ 1 kilowatt (kW) par mètre carré.

En France cette filière démarre, avec un grand retard sur d’autres pays telle l’Allemagne : moins de 200 toits photovoltaïques fonctionnent en métropole, essentiellement chez des particuliers.

Pour l’électrification rurale des pays en voie de développement : les populations rurales éloignées des réseaux de distribution électrique n'ont aucune chance d'y être raccordées avant de nombreuses décennies compte tenu des coûts d'investissement des extensions du réseau et du manque de rentabilité .Le recours à de petites sources décentralisées d'électricité, telles que les panneaux solaire simples d'utilisation est aujourd'hui possible et avantageux.

Impact sur l’environnement

L'exploitation d'une installation photovoltaïque ne provoque pas de rejets. Les cellules et les composants disponibles sur le marché ne contiennent pas de substances dont l'élimination poserait des problèmes écologiques

Les capteurs solaires ne produisent pas de rejets, et la plupart des matériaux utilisés sont recyclables.

Energie éolienne

Formation

Une hélice entraînée en rotation par la force du vent (Eole = dieu du vent de la Grèce antique) permet la production d'énergie mécanique ou électrique en tout lieu suffisamment venté.

Production d’énergie mécanique grâce au vent : petites soeurs des moulins à vent, les éoliennes mécaniques servent le plus souvent au pompage de l'eau. L'hélice entraîne un piston, qui remonte l'eau du sous-sol. Cette technique est bien adaptée pour satisfaire les besoins en eau (agriculture, alimentation, hygiène) de villages isolés, notamment dans les pays en voie de développement.

Production d’électricité par éolienne : l'énergie du vent captée sur les pales entraîne le rotor, couplé à la génératrice, qui convertit l'énergie mécanique en énergie électrique. Celle-ci est ensuite distribuée aux normes sur le réseau, via un transformateur.

Le problème de l'énergie éolienne, souligné par la plupart des spécialistes, est l'inconstance de la puissance fournie. Quand cette puissance est inférieure à la capacité de la charge du réseau, il faut une source de puissance complémentaire (par exemple, un groupe électrogène Diesel). Quand cette puissance dépasse la capacité de la charge du réseau, un système de régulation permet de maintenir constantes la fréquence et la tension. La complexité à résoudre ces contraintes techniques a amené la plupart des entreprises françaises à négliger, jusqu'à présent, l'énergie éolienne pour les petits réseaux. La solution réside, pour une bonne part, dans les recherches qui permettront d’optimiser cette technologie et dans l’abaissement des coûts que rendra possible une production à grande échelle.

Réserves

Le vent est une source illimitée

Utilisation

Fournir de l'électricité à l’échelle d’une région, d’un pays. Ce sont des parcs d'aérogénérateurs ou "fermes" éoliennes. Ils mettent en œuvre des machines de moyenne et grande puissance (200 à 2 000 kW).

électrification de sites isolés du réseau électrique (îles, villages...).

Impact sur l’environnement

La production d'électricité par des aérogénérateurs ne contribue ni au renforcement de l'effet de serre (pas de rejet de CO2 ou de méthane) ni à la production de déchets toxiques ou radioactifs.

L'installation sur le site est rapide et n'engendre pas de perturbations irréversibles. A noter que tout projet de centrale éolienne doit faire l'objet d'une analyse des impacts visuels (intégration dans le paysage), sonores et sur l'avifaune.

En mer, les aérogénérateurs ne perturbent pas les comportements des oiseaux (car ils changent leur trajectoire avant d'être dans les turbulences de l'éolienne). Les transports routiers et les lignes haute tension tuent beaucoup plus d'oiseaux que quelques éoliennes ( Cf. l’étude de la Ligue pour la Protection des Oiseaux : suivi ornithologique du parc éolien de Port-la-Nouvelle (Aude) - novembre 97 ).

Concernant l'impact sonore, les éoliennes émettent un bruit qui a principalement pour origine le glissement de l'air sur les pales. L'impact du bruit est facilement minimisé par un choix judicieux de l'emplacement de l'éolienne par rapport aux caractéristiques topographiques et à la proximité d'habitations. L'expérience montre que le bruit n'est pas excessif lorsque les habitations sont situées à plus de 300 mètres de la turbine la plus proche. Certaines normes ont été adoptées par plusieurs pays tels que la Suède.

L’énergie hydraulique

Formation

L’énergie hydroélectrique est la production d’énergie utilisable sous forme d’électricité à partir de l’eau. Cette électricité est produite par un générateur, une fois que l’eau en mouvement est passée à travers une turbine.

Dans sa forme la plus pure, l’énergie hydraulique implique le mouvement de l’eau sous l’influence naturelle de la gravité, fournissant l’énergie nécessaire dans une direction descendante. Cela nécessite souvent une source originelle importante et un réservoir conséquent pour le flux de sortie. Etant donné que les systèmes naturels comme les rivières contiennent déjà une grande partie de ces éléments, elles peuvent être utilisées.

Dans le cas où le mouvement naturel de l’eau ne serait pas possible ou insuffisant pour la production d’énergie, il est possible de rencontrer des systèmes comme les barrages où l’eau est dirigée sur une turbine en sous-sol, puis pompée pour être ramenée à sa source après utilisation

Réserves

L’énergie hydraulique est une ressource naturelle indéfiniment renouvelable.

Utilisation

L'énergie hydraulique est de loin l'énergie renouvelable la plus mature et la plus développée. Elle représente 20 % de la production d'électricité mondiale.

Impact sur l’environnement

C’est une énergie non polluante : aucun rejet gazeux ou déchets solides . Elle rend très vite à la rivière l’essentiel de l’eau qu’elle lui a " empruntée " pour la turbiner.

Cependant les divers ouvrages utilisant l’eau pour produire de l’électricité ne sont pas sans incidence sur les milieux aquatiques . Les impacts peuvent être de plusieurs ordres : amoindrissement de la capacité d’auto-épuration de la rivière, perturbations causées au transit des sédiments, à l’équilibre de la flore, de la faune et de ses habitats, au déplacement des poissons grands migrateurs (saumons, truites de mer, aloses, anguilles…) et à l’ensemble de la vie piscicole.

Au début du vingtième siècle, la prise en compte de l’environnement n’était pas une priorité. Depuis la Loi sur l’Eau de 1964, suivie de la Loi Pêche en 1984, puis avec la Loi sur l’Eau de 1992, la protection des milieux aquatiques est clairement assumée.


C’est ainsi que lors d’une autorisation de mise en service ou du renouvellement d’une concession, l’exploitant d’un barrage doit produire une étude d’impact faisant le bilan des incidences et proposant les mesures propres à les supprimer ou à les réduire fortement.

La mise en œuvre de ces actions correctives est ensuite contrôlée par les services de l’État qui exercent la police de l’eau et de la pêche.

Par ailleurs, de nombreux cours d’eau font l’objet de programmes de restauration (Rhône, Loire, Rhin…) Dans ce cadre, les exploitants des barrages sont invités à mieux prendre en compte le fonctionnement des écosystèmes aquatiques.

La biomasse

Formation

La biomasse est l'ensemble de la matière organique d'origine végétale ou animale. La biomasse contient du carbone, comme tous les être vivants ont, et présente, de plus, un potentiel pour la combustion. Cette combustion peut offrir de l’énergie sous forme de chaleur ou/et d’électricité.

La biomasse considérée à des fins énergétiques englobe des végétaux provenant de cultures et des déchets.

Les cultures énergétiques recouvrent des plantes très diverses telles que les oléagineux, les graminées comme le maïs et la canne à sucre (plantes riches en carbone), le bois…

Les déchets peuvent être soit solides (industriels, agricoles ou ménagers), soit liquides (eaux usées, déjections animales).



Utilisation

Bio fuel :

Les techniques de combustion de la biomasse solide, et principalement du bois, vont des simples poêles à bois individuels aux chaudières de petite puissance pour le chauffage d'ateliers ou de grosse capacité pour l'industrie. La vapeur peut également être envoyée depuis une chaudière dans une turbine ou un moteur à vapeur pour la production d'énergie mécanique ou, surtout, d'électricité.

Incinération des déchets :

L’incinération des déchets domestiques et commerciaux est une manière commune d’éliminer les déchets et elle peut être utilisée directement pour le chauffage ou pour la production d’énergie électrique. Deux tonnes et demi de déchets ménagers peuvent contenir autant d’énergie qu’une tonne de charbon. Cela aide aussi à réduire la quantité des déchets envoyés en décharge, ce qui est salutaire .

Biogaz

La dégradation des déchets émet de grande quantité de méthane et de gaz carbonique dans l’atmosphère. Le méthane est un gaz combustible, qui, avec de faible quantité d’oxygène, peut agir en tant que source d’énergie, dérivée des décharges de déchets. Le biogaz a une valeur énergétique moins importante que le gaz naturel, mais il est quand même capable de produire de l’électricité et du chauffage, en étant simplement une produit issu de la dégradation bactérienne de la matière organique des déchets.

Biocarburant :

Certaines cultures énergétiques visent à produire des biocarburants. C'est ainsi que l'on peut transformer les céréales ou les plantes riches en sucre (canne, betterave) en bioéthanol. Celui-ci peut être utilisé directement comme carburant dans des moteurs adaptés, ou transformé et introduit dans l'essence. D'autres cultures, oléagineuses, produisent des huiles végétales : colza, lin, etc. Ces huiles, après raffinage deviennent un biodiesel, qui peut être utilisé tel quel ou en mélange au diesel pétrolier.

Réserves

Remarquons que la biomasse n'est considérée comme une source d'énergie renouvelable que si elle se régénère dans les mêmes proportions qu'elle est utilisée .

Impact sur l’environnement

La combustion de la biomasse dégage du CO2. On a tendance à dire que c'est une source renouvelable à l'égal des autres sources renouvelables parce qu'on peut en replanter, et donc que ses émissions de CO2 valent 0. Du point de vue du réchauffement climatique c'est vrai et faux :

on peut effectivement renouveler la ressource, en replantant des arbres ou des plantes (colza, blé),

mais lorsqu'on brûle une plante (par exemple un arbre, en bûches), on met en un seul coup dans l'atmosphère tout le carbone qui était stocké dans la plante, alors que ce carbone ne sera réabsorbé qu'au fur et à mesure par ce que l'on a planté en remplacement.

Il est vrai que le bilan finit par être équilibré (quand l'arbre planté a atteint la taille de celui que l'on a brûlé), mais dans l'intervalle, qui peut prendre quelques dizaines d'années, le CO2 était dans l'atmosphère et a contribué au réchauffement.

4. Conclusion : Quel système d’énergie durable pour les prochaines années ?

Comment faire la transition vers un système d'énergie qui réponde aux besoins en énergie tout en étant durable et respectueux de l'environnement?

Il n'est pas difficile d'imaginer un avenir lointain où des sources d'énergies renouvelables répondant aux besoins de base en énergie pourront être bon marché. Mais comment y arriver, surtout quand les énergies solaire et éolienne, malgré plusieurs décennies d'efforts, n'ont pas encore été privilégiées afin de contribuer pour une part significative au bilan énergétique mondial, et alors que les progrès en matière d'efficacité énergétique ont été discontinus et bien en dessous du potentiel?

La première chose à noter est que , l'efficacité énergétique et les sources d'énergies renouvelables n'ont bénéficié nulle part d'un effort de recherche et développement et d'investissement comparable à celui, considérable, dont font l’objet les combustibles fossiles ou l'énergie nucléaire. En France, l’échec technologique du surgénérateur, un volet seulement du programme de fission nucléaire, a à lui seul bénéficié de bien plus de ressources que les énergies solaire et éolienne réunies.

Deuxièmement, les problèmes fondamentaux de l'efficacité énergétique ne sont même pas reconnus par les décideurs, encore bien moins font-ils l'objet d'efforts importants de recherche et de développement. Les fonds gouvernementaux nécessaires à la recherche de base sont maigres et la recherche du secteur privé est centrée sur des technologies rentables à court terme.

La transformation du système énergétique de la planète sera une tâche énorme et difficile. Une grande partie du problème vient de ce que les grandes compagnies - pour qui le profit est l'objectif principal et qui ont investi des sommes énormes dans les combustibles fossiles et l'énergie nucléaire - contrôlent la plus grande partie de la production d'énergie, de sa conversion et de sa distribution.

Comme dans le cas du protocole de Montréal qui a instauré des actions pour la protection de la couche d'ozone, les gouvernements devront s'appuyer sur le protocole de Kyoto pour créer le cadre réglementaire ainsi que les sanctions et avantages financiers de manière à faire émerger du marché les réductions des émissions de GES recherchées.

Un bouleversement du comportement de chacun par la réalisation de gestes simples est également essentiel et urgent pour réaliser la transition du système énergétique actuel, plein de dangers, à un système écologiquement viable.



5. Gestes concrets pour réduire notre consommation énergétique

Réduire les émissions de gaz à effet de serre est l’affaire de tous. C’est simple : dès que nous consommons de l’énergie, nous produisons des gaz à effet de serre. Réchauffement climatique oblige, voici donc quelques trucs et astuces pour agir sur notre consommation énergétique quotidienne:

J’agis à la maison

A la maison nous consommons de l’énergie principalement pour notre chauffage, pour faire fonctionner nos appareils électroménagers, pour nous éclairer.

Chauffage : que faire ?

Le chauffage apporte un bien-être. Qu’il soit au fioul, au gaz ou à l’électricité, il contribue à l’épuisement de ressources non renouvelables et à la pollution de l’air. Comment se chauffer mieux en réduisant sa consommation d’énergie ?


Adaptez la température de la pièce à votre activité :

20 degrés environ pour le séjour, 18 degrés pour les chambres. Chaque degré au dessus de 19 augmente la consommation d’environ 7%. Un thermostat d'ambiance et des robinets thermostatiques permettent de maintenir la température de chaque pièce selon son utilisation et la température extérieure.


Pensez à baisser le chauffage

Quand vous sortez plusieurs heures de chez vous baisser le chauffage et à éteignez le complètement si c'est pour plusieurs jours (en hiver, laissez juste le chauffage nécessaire pour que la maison soit hors-gel).

Éteignez le chauffage

lorsque vous ouvrez les fenêtres pour aérer (20 minutes suffisent pour aérer une pièce).

Isolez

les toits ou les combles (30% d’énergie), les planchers et les murs (20% à 30% d’économie d’énergie) et calfeutrez vos portes et fenêtres. Choisissez des matériaux isolants de bonne qualité, qui n'ont pas d'impact négatif sur la santé et dont la production n'est pas trop polluante ou gourmande en énergies : Laine minérale, laine de chanvre, flocons de cellulose, fibres de bois, liège, argile expansée,


Laissez entrer la chaleur du soleil : elle est gratuite et inépuisable.

Fermez rideau, store ou volet pendant la nuit.


Veillez à entretenir la chaudière

vous économiserez ainsi jusqu’à 10% du combustible.



Le tiercé gagnant : bois, solaire, gaz naturel.

Si on devait classer les modes de chauffage selon un barème écologique, le bois avec des poêles ou chaudières performantes - et le solaire arriveraient largement en tête car ce sont des énergies renouvelables. Le bois est en plus très économique et créateur de nombreux emplois locaux. Ensuite viendrait la chaudière au gaz naturel . Le gaz est en effet le combustible fossile produisant le moins de CO2 lors de sa combustion. Si vous êtes raccordé au gaz de ville, c'est aussi une solution très économique, le propane en citerne étant plus coûteux. Fioul et charbon sont à éviter car très polluants. Le chauffage électrique est à bannir tant pour des raisons écologiques ( 75% de l’électricité en France est produite par des centrales nucléaires) qu'économiques.

Eau chaude sanitaire

Lors de la production d’eau chaude, la consommation d’énergie est fonction de la température de l’eau ; 40 à 50°C suffisent aux besoins du ménage.


Prenez une douche (20 à 60 litres d’eau) plutôt qu’un bain (100 à 150 litres)

Installez un chauffe eau au gaz qui produit de l’eau chaude au fur et à mesure des besoins, plutôt qu’un chauffe-eau électrique qui réchauffe en permanence des réserves importantes. L’idéal est d’installer un chauffe-eau solaire, qui permettra d’économiser 40 à 70% de la consommation d’énergie .

Les appareils électroménagers

Les appareils récents consomment moins que leurs prédécesseurs. Néanmoins, tous ne sont pas économes ! Les « étiquettes énergie », imposées depuis 1995 par la Commission européenne, classent les appareils électriques en fonction notamment de leur consommation d'énergie. Lors de l'achat d'un appareil ménager, choisir toujours une machine économe (classée A, B ou C par l'étiquette énergie). Sachez que les appareils ménagers classés E, F ou G peuvent consommer jusqu'à cinq fois plus d'électricité que ceux de la classe A, B ou C.

Lave-linge, lave-vaisselle Sélectionnez des programmes «basse température» (40°C pour le lave-linge, 60°C pour le lave-vaiselle).

Frigo : vérifiez le bon état des joints de la porte et le dégivrage. Ne le plaçons jamais dans une pièce chaude ou à côté d'une source de chaleur (radiateur, fenêtre au sud) car sa consommation augmenterait fortement. Congélateur et réfrigérateur sont les plus gros consommateurs ils représente 30% de la consommation du foyer. Un "frigo américain" consomme 3 à 4 fois plus qu'un réfrigérateur normal .

Pensez à dégivrer régulièrement 5mm de givre augmente de 30% la consommation.

Laissez refroidir les aliments avant de les mettre dans le frigo .

Une cuisinière au gaz consomme deux fois moins d'énergie qu'une cuisinière électrique.

L'utilisation d'une casserole à pression économise 40 à 70% en temps comme en énergie, poser un couvercle sur une casserole permet de réduire de 720 à 190 W la puissance nécessaire pour maintenir à ébullition 1,5 litre d'eau…

Pensez à ne pas laisser en veille les appareils que nous utilisons couramment (TV, hi-fi, magnétoscope). Une TV que l’on utilise trois heures par jour et qui reste en veille le reste du temps aura consommé, au bout de l’année, plus d’électricité, pour rester en veille que pour fonctionner. Pour les appareils qui ne disposent pas de boutons pour les éteindre,munissez vous d’une multiprise avec intérrupteur qui permet de les éteindre d’un seul coup.

Comment s’éclairer sans gaspiller ?


Quand vous changez d'ampoule électrique, choisissez une modèle basse consommation .Plus chères à l'achat mais plus économiques, Les L.B.C. ou lampes fluocompactes consomment 5 fois moins qu'une lampe à incandescence, pour offrir la même lumière. En outre, elles durent 8 fois plus longtemps. Munies des culots habituels, la L.B.C peut se substituer directement aux ampoules traditionnelles sans aucune modification de l'équipement électrique. Et aujourd'hui, elles existent sous toutes les formes de façon à mieux s'adapter aux différentes pièces de la maison. - durée de vie : 6000 à 8000 heures contre en moyenne 1000 pour une ampoule classique. - efficacité lumineuse : elle est considérablement améliorée car l'énergie électrique consommée n'est pas gaspillée en production de chaleur inutile. Comme les L.B.C restent encore plus chères à l'achat que les ampoules classiques, il est opportun de les installer d'abord dans les pièces que l'on éclaire le plus : la cuisine, les terrasses . ou le jardin lorsqu'on le laisse allumer toute la nuit ! Et au fur à mesure de changer toutes les ampoules contre des L.B.C. L'investissement est vite amorti ! Bon à savoir : une LBC vous fait économiser en moyenne 320 Frs.

Profitez au maximum de la lumière du jour et pensez à éteindre la lumière en quittant dans la pièce.


Transports : je me déplace sans polluer

Le principal problème en France touche aux transports et à leur croissance exponentielle. Ce sont les premiers kilomètres de chaque déplacement qui usent le plus un véhicule et qui polluent le plus.

Préférer le train à l'avion

Pour un trajet court, la marche est souvent plus rapide que la voiture ! Plus de 30% des trajets urbains effectués en voiture font moins de deux kilomètres !

Globalement, les gaz d'échappement des véhicules sont composés de 80 à 90% de produits non toxiques (azote et eau), de 10 à 15% de gaz carbonique (CO2), et d'une fourchette de 0,5 à 10% de composants toxiques pour la santé et l'environnement. Ce pourcentage peut paraître faible, mais une voiture moyenne produit entre 100 et 300 m3 de gaz d'échappement par heure. Multiplié par le nombre de voitures, cela nous donne quelque 500 millions de m3 rejetés par 24 h dans une grande ville , soit de 2,5 à 50 millions de m3 de composants toxiques par jour !

Si vous avez choisi une voiture essence, faites-y installer le GPL(Gaz de Pétrole Liquéfié). Le GPL, mélange de gaz butane et propane, ne contenant ni plomb, ni soufre, ni méthane, ni benzène, est le plus propre des carburants classiques. A cylindrée équivalente, une voiture équipée au GPL produira 13% de CO2 en moins qu'une voiture diesel et 10% en moins qu'une voiture à essence.

Pour les déplacements un peu plus longs, pensez au vélo et aux transports en commun

Partagez votre véhicule avec d'autres personnes (co-voiturage) www.goclicktravel.com site international de covoiturage

Contrôlez la pression des pneus; sous-gonflés, ils entraînent une augmentation de la consommation de 2 à 3%.

Retirez la galerie de toit non utilisée; elle entraîne une surconsommation, tout comme la climatisation, qui est rarement indispensable dans notre pays.

Videz le coffre de tous les chargements inutiles

Evitez les accélérations brutales et les freinages violents

J’ agis au bureau ?

Eteignez, à l’heure du déjeuner, ordinateurs, photocopieurs et imprimantes.

Activez le mode économiseur d’énergie « Energie Star », s’il existe sur votre ordinateur.

Veillez à éteindre les lumières en sortant du bureau et dans les locaux inoccupés.

Limitez votre consommation de papier : recyclez les feuilles imprimées dans le photocopieur et utilisez les recto-verso.

Privilégiez le train plutôt que la voiture ou l’avion lors de vos rendez-vous d’affaire.

Je consomme mieux

Bien choisir ses produits

Achetez près de chez vous pour limiter l’utilisation de la voiture.

Privilégiez les produits de saison

Les exigences de production et de conservation de produits consommés hors saison (culture sous serre, réfrigération, emballages) multiplient les consommations énergétiques.



Limiter les déchets

Utilisez le plus souvent possible du papier recyclé pour la cuisine, le bureau et les toilettes.

Autant que possible, essuyiez à l'aide d'une éponge et d'un torchon plutôt qu'avec du papier essuie-tout.


Apportez vos vieux vêtements, livres, électroménager, jeux en pannes aux magasins d'occasions ou organismes de charité (Emmaüs, Croix -rouge, Armée du saluts), en déchetterie ou encore au service de ramassage des objets encombrants.

Achetez des produits avec des emballages naturels biodégradables (papier, carton) ou recyclables (verre). Achetez en priorité des produits en vrac ; dans tous les cas, évitez les produits trop emballés ou jetables (rasoirs, briquets).

Pour faire les courses, prenez un cabas et évitez ainsi de prendre des sachets plastiques.